Il y a quelques mois, nous faisions un premier point sur la facturation électronique, à six mois de l’échéance. Nous y posions le calendrier, les sanctions, et déjà quelques réserves sur une réforme appliquée de la même façon à tout le monde. L’été approche, l’échéance du 1er septembre 2026 se rapproche encore plus vite, et il nous a semblé utile de reprendre le fil. Où en sommes-nous, vraiment ?
Où en sommes-nous, à l’aube de l’été 2026 ?
Les chiffres récents sont assez parlants :
Du côté des plus petites structures, une étude OpinionWay pour Qonto, publiée en mars 2026, est sans ambiguïté : 82 % des dirigeants de très petites entreprises n’étaient pas encore équipés d’un outil de facturation électronique. La réforme est pourtant connue, puisque les trois quarts en avaient entendu parler. Mais la connaissance s’arrête souvent là : plus d’un tiers reconnaissaient ne pas comprendre concrètement ce que cela allait changer pour leur activité.
Du côté des entreprises plus grandes, le constat n’est pas plus rassurant, et il est même plus troublant. La 7e vague du baromètre OpinionWay pour l’Ordre des experts-comptables, début 2026, montre que près de 38 % des entreprises ne sont toujours pas prêtes. Le plus instructif tient au décalage entre la perception et la réalité : les dirigeants se jugent globalement plus avancés que ne le pensent leurs propres experts-comptables, dont moins de la moitié estiment leurs clients réellement prêts. Autrement dit, beaucoup d’entreprises se croient en règle sans l’être.
Une autre enquête, menée au printemps par Ipsos BVA auprès de 400 PME et ETI, confirme la tendance : à quatre mois de l’échéance, près de trois entreprises sur dix n’étaient pas prêtes, et une poignée se disaient carrément dans l’incertitude.
L’état d’esprit dominant, à la veille de l’été, tient donc en un mot : la confusion. Beaucoup ont compris qu’il fallait faire quelque chose, sans trop savoir quoi exactement, ni à quel moment. Et c’est là que pointe le vrai risque, que plusieurs experts-comptables résument d’une même image : l’embouteillage. Si la majorité des retardataires s’y mettent tous en même temps à la rentrée, les plateformes comme les accompagnants risquent la saturation, au pire moment. Septembre sera bien tard pour découvrir le sujet sereinement.
Les problèmes les plus courants, et les urgences avant l’échéance
Sur le terrain, nous voyons revenir quelques points sensibles, presque toujours les mêmes. En voici les principaux, avec ce qu’il nous paraît urgent de traiter avant l’été plutôt qu’en catastrophe.
D’abord, la confusion sur ce qui est réellement obligatoire en septembre.
Rappelons-le simplement : au 1er septembre 2026, l’obligation universelle, c’est de pouvoir recevoir une facture électronique. Pas forcément d’en émettre (cela ne concerne que les grandes entreprises et les ETI à cette date), mais bien d’en recevoir. C’est la première chose à sécuriser, et celle que les petites structures oublient le plus souvent, persuadées de n’être concernées qu’en 2027.
Ensuite, le choix de la plateforme agréée et l’inscription à l’annuaire. La démarche est simple sur le papier, mais elle suppose d’avoir tranché sur son outil. La faire maintenant, c’est précisément éviter la cohue de la rentrée.
Vient le sujet dont on parle le moins, et qui coûte pourtant le plus cher : la qualité des données. Numéros SIREN incomplets, fiches clients approximatives, doublons en tout genre. Aucune plateforme ne corrigera cela à votre place. C’est le moment idéal pour faire le ménage, pendant qu’il reste du temps devant soi. Nous le répétons souvent : un référentiel mal tenu coûte dix fois plus cher à réparer en aval qu’à fiabiliser en amont.
Il faut compter aussi avec les nouvelles mentions obligatoires, à intégrer dès maintenant dans vos modèles de factures, et, pour qui dispose déjà d’outils de gestion, avec leur raccordement à la future plateforme, qui ne se fera pas tout seul.
Enfin, le test grandeur nature. Émettre et recevoir une vraie facture électronique, de bout en bout, avant l’échéance, pour repérer les frictions au calme. Le faire en août, la veille de la bascule, c’est s’offrir un mois de stress dont on se passerait volontiers.
S’il fallait résumer cette urgence en une phrase : profitez de l’été pour décider et préparer, afin que septembre ne soit plus qu’une formalité.
Pourquoi nous avons choisi Sellsy
Chez Qubitus, le choix a été facile car nous avons à La Rochelle un éditeur de logiciel dynamique qui avait largement anticipé la réforme et propose des solutions particulièrement adaptées aux PME/ETI : Sellsy. Pour nos besoins internes et pour nos clients qui cherchent un outil simple et abordable, nous pensons que c’est un excellent compromis.
Sellsy est une suite de gestion française, née en 2009, qui réunit au même endroit le CRM, les devis, la facturation, la trésorerie, et désormais la facturation électronique. Sur le plan de la conformité, l’essentiel est là : Sellsy est officiellement Plateforme Agréée par la DGFiP (immatriculée depuis juin 2024) et certifiée ISO 27001. La solution couvre les trois piliers attendus par la réforme : l’émission au format normé (Factur-X, UBL, CII), la réception via le réseau Peppol, et le e-reporting. Et cette conformité n’est pas un module isolé que l’on viendrait greffer à côté : elle est intégrée nativement à la gestion commerciale.
Ce dernier point est plus important qu’il n’y paraît car il rejoint une conviction que nous défendions déjà dans le premier article : la facture électronique n’est pas un sujet de tuyau, mais de flux de données cohérent. Une plateforme branchée à côté de vos outils, c’est de la double saisie et des risques d’incohérence ; une conformité intégrée là où vivent déjà vos devis et vos fiches clients, c’est une donnée qui circule proprement.
Le bon outil dépend toujours du contexte : Votre volume de factures, vos outils existants, la sensibilité de vos données. Pour beaucoup de PME, d’associations et de collectivités que nous accompagnons, Sellsy coche un nombre rare de cases à la fois. Pour d’autres, la bonne architecture sera différente, et nous le dirons tout aussi franchement.
Quel que soit l’outil retenu, mes données sont-elles prêtes à y circuler ? Et cette question, mieux vaut se la poser maintenant, un café à la main, qu’à la toute fin du mois d’août.